CONCORDA

Immobilier

Droits réels

Les litiges de droits réels sont arbitrables entre les parties dans leur dimension patrimoniale : servitudes, rapports de voisinage, copropriété ordinaire, gages immobiliers. Les opérations du registre foncier et la forme authentique restent réservées aux autorités.

À savoir. Arbitrabilité partielle, à cadrer. Les litiges de droits réels sont arbitrables entre les parties dans leur dimension patrimoniale et de libre disposition. En revanche, les opérations du registre foncier (inscription, radiation, rectification, art. 975 CC), la forme authentique et l'effet à l'égard des tiers restent réservés aux autorités.

Ce que vous pouvez soumettre

  • Existence, étendue, exercice et extinction d'une servitude, et obligations de faire ou de tolérer qui s'y rattachent.
  • Rapports de voisinage : immissions, empiètements, distances et plantations.
  • Usage et partage en copropriété ordinaire ; prétentions relatives à la créance garantie par un gage.

Ce qui reste réservé

  • Registre foncier : inscription, radiation, rectification (art. 975 CC) et mensuration officielle relèvent des autorités. L'arbitre condamne une partie à consentir ; l'opération suit.
  • Forme authentique : la constitution ou le transfert de certains droits réels exige l'acte authentique, réservé au notaire.
  • Effet erga omnes et tiers de bonne foi : la sentence ne vaut qu'entre les parties ; les tiers de bonne foi et non parties ne sont pas liés.
  • Poursuite et faillite (LP), en particulier la réalisation du gage par l'office, sont réservées.

Exemples de litiges

Servitudes

Désaccord sur l'étendue ou l'exercice d'un droit de passage, d'une interdiction de bâtir ou d'une conduite ; obligation d'établir, de modifier ou de radier une servitude.

Voisinage

Immissions excessives (bruit, poussières, vue), empiètement d'une construction (art. 674 CC), distances et plantations.

Copropriété ordinaire

Usage des parts et de la chose commune, partage, contributions.

Gages immobiliers

Litiges relatifs à la créance garantie, décompte.

La clause

Prête à insérer dans vos contrats, peine d'incitation à l'exécution incluse. Copiez-la, ou générez une version personnalisée.

Clause générale (servitude, convention de voisinage, de copropriété ou de gage)

Article [X] - Arbitrage 1. Tout litige, différend ou prétention résultant du présent acte ou de la relation de droit réel qu'il régit, ou en relation avec ceux-ci, sera tranché définitivement par voie d'arbitrage entre les parties, à l'exclusion des tribunaux étatiques ordinaires. 2. Sont notamment visés : l'existence, l'étendue, l'exercice et l'extinction d'une servitude, les obligations de faire ou de tolérer qui s'y rattachent, les rapports de voisinage (immissions, empiètements, distances et plantations), l'usage et le partage en copropriété, ainsi que les prétentions relatives à la créance garantie par un gage. 3. L'arbitrage se déroule conformément au Règlement d'arbitrage de Concorda en vigueur au moment de l'introduction de la procédure, lequel fait partie intégrante de la présente clause. Le tribunal arbitral est composé d'un arbitre unique. Le siège de l'arbitrage est à Monthey. La langue de la procédure est le français. La sentence est définitive et vaut titre exécutoire (art. 387 CPC), les voies de recours au Tribunal fédéral demeurant réservées (art. 389 ss CPC). 4. Demeurent réservés les actes relevant de la compétence exclusive des autorités, en particulier les inscriptions, radiations et rectifications au registre foncier (art. 975 CC) et les actes requérant la forme authentique. L'effet de la sentence est limité aux parties ; les droits acquis par les tiers de bonne foi demeurent réservés. La présente clause lie les successeurs des parties dans la mesure où l'obligation résulte d'une inscription au registre foncier (art. 730 al. 2 CC). 5. En cas d'inexécution d'une obligation de faire ou de s'abstenir prononcée par la sentence, le tribunal arbitral peut, à la requête de la partie créancière, condamner la partie défaillante à lui verser un montant par période de retard, dont il fixe la quotité en équité selon les circonstances, sans que ce montant puisse excéder un taux de 10 % de la valeur litigieuse par année, calculé pro rata temporis. Les parties acceptent expressément ce mécanisme. La peine est due indépendamment de tout dommage (art. 161 CO), l'art. 163 al. 2 et 3 CO demeurant réservé.

Variante brève

Tout litige entre les parties relatif au présent droit réel ou à la présente convention sera tranché définitivement par voie d'arbitrage conformément au Règlement d'arbitrage de Concorda, par un arbitre unique, siège à Monthey, langue française, à l'exclusion des tribunaux étatiques. Les opérations du registre foncier et les actes en la forme authentique demeurent réservés aux autorités.
Domaines connexes