Entreprises
Contrats de vente
Les litiges de vente sont patrimoniaux et de libre disposition, donc arbitrables sans restriction particulière. Cela vaut pour la vente mobilière comme pour la vente immobilière.
Ce que vous pouvez soumettre
- Paiement du prix, demeure et intérêts.
- Garantie des défauts de la chose vendue (art. 197 ss CO), non-conformité, résolution ou réduction du prix.
- Délivrance, transfert des risques et dommages-intérêts.
Ce qui reste réservé
- Consommateurs : le droit de la consommation est exclu de l'arbitrage (Règlement art. 10 al. 2). La clause vise les ventes entre entreprises ou entre particuliers ; ne pas l'insérer dans un contrat conclu avec un consommateur.
- Vente immobilière : l'inscription au registre foncier (art. 656 CC) et les actes en la forme authentique restent réservés aux autorités ; l'arbitre tranche le fond, l'opération suit.
- Mesures provisionnelles urgentes : le juge étatique demeure compétent (art. 374 CPC), la constitution du tribunal arbitral ne l'écarte pas ; la poursuite et la faillite (LP) relèvent des offices.
- Exécution et tiers : la sentence est définitive et vaut titre exécutoire au même titre qu'un jugement (art. 387 CPC) ; un tiers qui n'a pas accepté la clause ne peut y être contraint. Forme : l'art. 358 CPC suffit.
La clause
Prête à insérer dans vos contrats. Copiez-la, ou générez une version personnalisée.
Clause générale (vente mobilière ou immobilière)
Voir les autres variantes (1)
Variante brève
Construction
La construction est un terrain historique de l'arbitrage. Aucune règle spéciale ne le restreint : contrat d'entreprise, mandat de l'architecte ou de l'ingénieur, vente de matériaux ou d'immeuble, tout est arbitrable entre les parties.
Voir le domaineMandat et services
Les litiges de mandat et de services sont patrimoniaux et de libre disposition, donc arbitrables. La révocation en tout temps (art. 404 CO) est impérative, mais n'empêche pas l'arbitrage : le Tribunal fédéral l'a jugé.
Voir le domaineCommerce et distribution
Les litiges commerciaux entre entreprises sont patrimoniaux et de libre disposition, donc pleinement arbitrables. Même les prétentions impératives, comme l'indemnité de clientèle de l'agent (art. 418u CO), sont arbitrables : le Tribunal fédéral l'a confirmé.
Voir le domaine