Entreprises
Contrats de vente
Les litiges de vente sont patrimoniaux et de libre disposition, donc arbitrables sans restriction particulière. Cela vaut pour la vente mobilière comme pour la vente immobilière.
Ce que vous pouvez soumettre
- Paiement du prix, demeure et intérêts.
- Garantie des défauts de la chose vendue (art. 197 ss CO), non-conformité, résolution ou réduction du prix.
- Délivrance, transfert des risques et dommages-intérêts.
Ce qui reste réservé
- Vente immobilière : la vente d'immeuble requiert la forme authentique (art. 216 CO) et l'inscription au registre foncier relève des autorités. L'arbitre tranche les litiges contractuels ; l'acte authentique et l'opération de registre restent hors arbitrage.
- Forme de la clause d'arbitrage : l'art. 358 CPC suffit ; la clause n'a pas besoin d'être en la forme authentique, même dans une vente immobilière.
- Acheteur consommateur : à réserver de préférence aux rapports entre professionnels ou à un consommateur pleinement informé.
- Tiers non parties : un sous-acquéreur ou un garant qui n'a pas accepté la clause ne peut y être contraint.
Exemples de litiges
Vente mobilière (B2B ou entre particuliers)
Prix impayé, marchandise ou objet défectueux ou non conforme (art. 197 ss CO), vice caché d'un véhicule d'occasion, livraison tardive, transfert des risques.
Vente immobilière
Défauts de l'immeuble (humidité, vices cachés), contenance inexacte (art. 219 CO), solde du prix, exécution du contrat, garantie.
La clause
Prête à insérer dans vos contrats, peine d'incitation à l'exécution incluse. Copiez-la, ou générez une version personnalisée.
Clause générale (vente mobilière ou immobilière)
Variante brève
Construction
La construction est un terrain historique de l'arbitrage. Aucune règle spéciale ne le restreint : contrat d'entreprise, mandat de l'architecte ou de l'ingénieur, vente de matériaux ou d'immeuble, tout est arbitrable entre les parties.
Voir le domaineMandat et services
Les litiges de mandat et de services sont patrimoniaux et de libre disposition, donc arbitrables. La révocation en tout temps (art. 404 CO) est impérative, mais n'empêche pas l'arbitrage : le Tribunal fédéral l'a jugé.
Voir le domaineCommerce et distribution
Les litiges commerciaux entre entreprises sont patrimoniaux et de libre disposition, donc pleinement arbitrables. Même les prétentions impératives, comme l'indemnité de clientèle de l'agent (art. 418u CO), sont arbitrables : le Tribunal fédéral l'a confirmé.
Voir le domaine